La rugosité désigne les irrégularités fines d’une surface, creux et pointes de l’ordre du micromètre laissés par l’outil ou le procédé. On la mesure avec un rugosimètre à palpeur, ou par des méthodes optiques, et on la traduit par des paramètres définis dans l’ISO 4287. Le plus courant est Ra, l’écart moyen arithmétique du profil, exprimé en micromètres ; Rz, qui porte sur les hauteurs extrêmes du profil, est aussi très utilisé. L’indication sur un plan relève de l’ISO 1302, actualisée par la série ISO 21920.
Quelques ordres de grandeur : un usinage courant (fraisage, tournage) donne souvent un Ra de l’ordre de 1,6 à 3,2 µm ; une finition soignée descend vers 0,8 µm ; la rectification et le polissage atteignent des valeurs inférieures. Ces chiffres varient avec la matière, l’outil et les paramètres de coupe. Un même Ra peut d’ailleurs correspondre à des textures différentes : la direction des stries compte aussi.
La rugosité intervient dans le frottement et l’usure, l’étanchéité (surface de joint, tige de piston), la tenue en fatigue, l’accroche d’une peinture ou d’un collage, et bien sûr l’aspect. Chaque palier plus fin ajoute des passes de finition, des outils spécifiques ou une opération supplémentaire, donc du coût : on n’exige un Ra faible que sur les surfaces fonctionnelles. Les traitements modifient aussi l’état de surface : un sablage l’augmente et rend l’aspect mat, alors que le polissage le réduit.
Dans une demande de devis
Indiquez la rugosité sur les seules surfaces qui en ont besoin, avec le paramètre voulu (Ra le plus souvent), et une valeur générale pour le reste du plan, par exemple Ra 3,2. Précisez si l’exigence s’entend avant ou après traitement, et le moyen de contrôle attendu. Pour choisir ou convertir une valeur, l’outil rugosité et le guide sur les tolérances d’usinage vous aident ; la métrologie précise comment elle se vérifie.