La rectification est un procédé d’usinage de finition par abrasion : une meule, dont les grains durs sont liés entre eux, enlève de très faibles épaisseurs de matière, de l’ordre de quelques centièmes de millimètre par passe. Elle permet d’obtenir des cotes très serrées, une excellente planéité et un état de surface fin.
Elle est indispensable pour les pièces durcies par trempe, que les outils de coupe ne peuvent plus travailler. Selon la forme, on utilise une rectifieuse plane (la pièce est maintenue sur une table magnétique), une rectifieuse cylindrique pour les arbres, une rectifieuse intérieure pour les alésages, ou une machine sans centre, où la pièce roule entre la meule et une meule d’entraînement, très productive pour les axes et les galets. Les meules sont en corindon ou en carbure de silicium ; on emploie le nitrure de bore cubique (CBN) pour les aciers très durs et le diamant pour le carbure et la céramique. La pièce est arrosée en continu pour limiter l’échauffement. On atteint couramment des tolérances de quelques microns et des rugosités de l’ordre de Ra 0,2 à 0,8 µm.
Le schéma classique consiste à usiner la pièce en laissant une surépaisseur de quelques dixièmes de millimètre, à la tremper, puis à la rectifier pour corriger les déformations du traitement thermique. On rectifie des arbres de précision, des glissières, des plaques et blocs d’outillage, des poinçons et matrices, des bagues et des plans d’appui. Cette finition relève du savoir-faire usinage CNC et du contrôle et de la métrologie.
Dans une demande de devis. Indiquez uniquement les surfaces à rectifier, avec leurs tolérances dimensionnelles et géométriques (planéité, parallélisme, cylindricité), la rugosité visée et la dureté après trempe (en HRC). Précisez l’enchaînement avec les traitements thermiques et de surface, car chacun peut déformer la pièce ou modifier ses cotes ; l’outil sur la rugosité aide à choisir la valeur de Ra.