Le perçage consiste à réaliser un trou cylindrique dans une pièce à l’aide d’un foret, un outil rotatif à pointe qui s’enfonce dans la matière en évacuant les copeaux par ses goujures hélicoïdales. C’est l’opération d’usinage la plus répandue, et souvent la première étape d’un trou fini : on perce, puis on taraude ou on alèse.
Le perçage se fait sur une perceuse, un centre d’usinage ou un tour. Les forets sont en acier rapide ou en carbure monobloc, avec ou sans arrosage par le centre de l’outil, qui évacue les copeaux dans les trous profonds. Un foret à pointer amorce le trou pour éviter qu’il ne dévie. D’autres outils prolongent l’opération : le foret étagé pour percer deux diamètres d’un coup, la fraise à lamer pour loger une tête de vis, la fraise conique pour une fraisure. Au-delà d’une profondeur de l’ordre de dix fois le diamètre, on parle de perçage profond, qui exige des outils et un arrosage spécifiques.
Un trou percé n’est pas très précis : sa plage de tolérance est de l’ordre de 0,1 à 0,2 mm pour un diamètre de 10 mm. Pour un ajustement exigeant (roulement, axe), on termine à l’alésoir ou à l’outil d’alésage. Les trous de passage de vis, de fixation, de lubrification et de circulation de fluide se retrouvent sur presque toutes les pièces : plaques, brides, châssis, boîtiers. Le perçage s’intègre au savoir-faire d’usinage CNC comme à l’assemblage mécanique.
Dans une demande de devis. Pour chaque trou, précisez le diamètre, la profondeur, s’il est débouchant ou borgne, sa position cotée et sa tolérance (par exemple Ø 8 H7 s’il faut un alésage). Pour un trou taraudé, donnez la désignation du filetage et la profondeur filetée utile. Signalez aussi les trous croisés ou obliques, qui compliquent le montage et l’ébavurage. Le guide sur les tolérances d’usinage explique comment coter un trou.