L’aluminium pur est tendre et peu résistant. On l’allie donc à d’autres éléments, magnésium, silicium, cuivre, zinc ou manganèse, pour obtenir des matériaux nettement plus résistants qui gardent sa légèreté (environ 2,7 g/cm³, soit un tiers de la masse de l’acier), sa bonne conductivité thermique et sa facilité d’usinage. En Europe, les alliages corroyés, c’est-à-dire laminés, extrudés ou forgés, se désignent par EN AW suivi de quatre chiffres (par exemple EN AW-6082), et les alliages de fonderie par EN AC. Pour estimer ce que pèsera votre pièce, voir l’outil calcul de la masse d’une pièce.
Le premier chiffre indique la famille : 1000 (aluminium quasi pur), 2000 (cuivre), 3000 (manganèse), 4000 (silicium), 5000 (magnésium), 6000 (magnésium et silicium), 7000 (zinc). Les 6000, polyvalents, soudables et anodisables, sont les plus utilisés en mécanique (6082, 6061). Les 5000, comme le 5083, résistent bien à la corrosion marine et se soudent ; les 7000, comme le 7075, offrent la plus haute résistance mais ne se soudent pas. Les 2000, comme le 2017A, s’usinent très bien mais se protègent moins bien de la corrosion.
La désignation s’achève par un état métallurgique : T6 ou T651 pour les alliages à durcissement structural (mise en solution, trempe, revenu), H pour les alliages écrouis comme les 5000. Cet état fixe la dureté et le comportement à l’usinage, d’où l’intérêt de le spécifier. Ces alliages s’anodisent, avec un rendu qui varie selon l’alliage, s’usinent vite et se soudent, pour la plupart, au TIG.
Dans une demande de devis
Écrivez la désignation complète (EN AW-6082 T6, par exemple) plutôt que « alu », indiquez si une nuance équivalente est acceptée, la forme du brut (barre, plaque) et le certificat matière attendu. Signalez si la pièce sera soudée ou anodisée, car cela oriente le choix de l’alliage. Voir les guides aluminium 5083, 6061 et 7075 et matériaux pour pièces usinées, ainsi que la définition de l’acier inoxydable pour comparer.