Le rachat de crédit — ou regroupement de crédits — consiste à réunir plusieurs prêts (immobilier, consommation, découverts) en un seul, assorti d'une mensualité unique et d'une nouvelle durée. L'objectif est d'alléger le budget mensuel et de restaurer un reste à vivre confortable, en contrepartie d'un coût total généralement plus élevé.
Calculez votre nouvelle mensualité unique, l'allègement mensuel (en % et en euros), le coût total du rachat et votre reste à vivre — résultat instantané, sans inscription.
Mis à jour
12 juillet 2026
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Formules publiques
Vie privée
Sans inscription
De vos crédits actuels à une mensualité unique en 4 étapes.
Capital restant dû et mensualité de chaque prêt.
Un seul capital, un seul taux, une seule durée.
Formule du prêt amortissable.
Baisse de mensualité vs coût total.
Capital restant dû et mensualité de chaque prêt.
Un seul capital, un seul taux, une seule durée.
Formule du prêt amortissable.
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Comment ce calcul fonctionne ?
Mis à jour le 12 juillet 2026 · Cliquez pour voir la formule
Le regroupement de crédits additionne les capitaux restant dus de vos prêts (plus les frais financés), puis calcule une mensualité unique via la formule du prêt amortissable à annuités constantes. Le simulateur compare ensuite la mensualité totale avant et après, l'allègement mensuel, le coût total et le reste à vivre.
Capital total à regrouper
C = Σ capitaux restant dus + frais financésOn additionne le capital restant dû de chaque crédit (immobilier, auto, conso, renouvelable) et l'on ajoute les frais de rachat (dossier, garantie, indemnités de remboursement anticipé) lorsqu'ils sont financés.
Nouvelle mensualité unique
M = C × [r(1+r)^n] / [(1+r)^n − 1]r = taux mensuel (TAEG annuel / 12), n = nombre de mensualités (durée en années × 12). Si le taux est nul, M = C / n. C'est la formule standard du prêt amortissable.
Allègement mensuel
Allègement = Mensualités actuelles − Nouvelle mensualitéEn pourcentage : allègement / somme des mensualités actuelles × 100. Un allègement positif signifie un budget mensuel plus léger.
Coût total et reste à vivre
Coût = M × n ; Reste à vivre = Revenus − M − autres chargesLe coût total du nouveau prêt (dont les intérêts = coût − capital) matérialise le prix de l'allègement. Le reste à vivre mesure la somme disponible chaque mois après la nouvelle mensualité.
À noter
On additionne les capitaux restant dus de tous vos crédits (plus les frais éventuels), puis on applique la formule du prêt amortissable à annuités constantes : M = C × [r(1+r)^n] / [(1+r)^n − 1], où r est le taux mensuel (TAEG/12) et n le nombre de mensualités. On obtient une mensualité unique, généralement plus basse grâce à l'allongement de la durée.
Oui, c'est l'arbitrage central du rachat de crédit. Regrouper ses prêts sur une durée plus longue réduit la mensualité et améliore le reste à vivre, mais augmente le total des intérêts payés. Il faut mettre en balance le gain de trésorerie mensuel avec le surcoût total. Pour limiter ce surcoût, choisissez la durée la plus courte compatible avec un budget respirable.
Non. Les opérations de regroupement et de renégociation de crédits sont exclues du champ de la décision du HCSF sur le taux d'endettement de 35 %. Un ménage déjà au-delà de 35 % peut donc prétendre à un rachat. La banque reste toutefois tenue d'évaluer votre solvabilité via le reste à vivre, la stabilité des revenus et la bonne tenue des comptes.
Pour un regroupement à dominante consommation d'un montant supérieur à 6 000 €, le taux de l'usure est de 8,56 % au 3e trimestre 2026 (Banque de France). Pour un rachat à dominante immobilière, ce sont les seuils immobiliers qui s'appliquent (jusqu'à 5,29 % à 20 ans et plus). Aucune banque ne peut proposer un TAEG supérieur à ce plafond.
Le rachat de crédit, aussi appelé regroupement de crédits, est une opération bancaire qui consiste à racheter plusieurs prêts en cours pour les remplacer par un seul et unique crédit. Un nouvel établissement solde vos dettes existantes (crédit immobilier, prêt auto, crédit à la consommation, crédit renouvelable, parfois découverts) et vous consent en échange un prêt unique, avec une seule mensualité, un seul taux et une seule durée.
L'intérêt principal est la simplification de la gestion budgétaire et, surtout, la baisse de la mensualité globale. En allongeant la durée de remboursement, la mensualité unique devient généralement bien inférieure à la somme des anciennes mensualités. On distingue le rachat à dominante immobilière (la part immobilière dépasse 60 % de la dette regroupée, avec des taux plus bas et des durées longues) du rachat à dominante consommation (taux plus élevés, durées plus courtes).
Le calcul repose sur la formule universelle du prêt amortissable à échéances constantes. On commence par déterminer le capital total à financer : la somme des capitaux restant dus de chaque crédit, augmentée des frais éventuellement intégrés au financement (frais de dossier, garantie, indemnités de remboursement anticipé).
Formule
M = C × [ r (1 + r)n ] / [ (1 + r)n − 1 ]
r = TAEG / 12 • n = durée (ans) × 12
M est la nouvelle mensualité, C le capital total regroupé, r le taux d'intérêt mensuel (le TAEG annuel divisé par douze) et n le nombre total de mensualités. Lorsque le taux est nul, la mensualité se ramène simplement à C divisé par n. Le coût total du crédit correspond à la mensualité multipliée par le nombre d'échéances ; les intérêts sont la différence entre ce coût total et le capital emprunté.
Deux crédits regroupés : 23 000 €
Nouvelle mensualité ≈ 215 € • Allègement ≈ 345 €/mois (−62 %)
En contrepartie, le nouveau prêt génère environ 8 000 € d'intérêts sur 12 ans : c'est le prix de l'allongement de la durée et de la baisse de la mensualité.
C'est le cœur d'un rachat de crédit et le point à ne jamais perdre de vue. Diminuer la mensualité suppose presque toujours d'allonger la durée de remboursement. Or, plus la durée est longue, plus les intérêts s'accumulent : le coût total du crédit augmente même si le taux reste identique. Un ménage peut ainsi diviser sa mensualité par deux tout en payant plusieurs milliers d'euros d'intérêts supplémentaires sur la durée.
Règle pratique : le rachat est pertinent quand il répond à un besoin réel de trésorerie (baisser le taux d'endettement, éviter le surendettement, financer un nouveau projet). Si votre budget n'est pas tendu, un surcoût d'intérêts important n'est pas justifié : privilégiez alors la durée la plus courte possible.
Le tableau « comparaison selon la durée » du simulateur illustre précisément cet arbitrage : pour un même capital et un même taux, vous visualisez d'un coup d'œil comment la mensualité baisse et comment le coût total en intérêts augmente à mesure que la durée s'allonge.
Le reste à vivre est la somme disponible chaque mois une fois toutes les charges et la mensualité de crédit réglées. C'est l'indicateur clé qu'examinent les banques, au-delà du seul taux d'endettement. Un rachat de crédit réussi se traduit par un reste à vivre qui remonte nettement, signe d'un budget de nouveau soutenable.
Bonne nouvelle : les opérations de regroupement de crédits sont exclues du champ de la décision du HCSF qui plafonne l'endettement immobilier à 35 %. Autrement dit, un ménage dont le taux d'endettement dépasse déjà 35 % n'est pas automatiquement écarté d'un rachat — c'est même souvent pour ces profils que l'opération prend tout son sens. La banque reste néanmoins tenue d'apprécier votre solvabilité : stabilité des revenus, absence d'incidents de paiement, tenue des comptes et niveau du reste à vivre.
Un rachat de crédit s'accompagne de frais qu'il faut intégrer à la décision : frais de dossier de la nouvelle banque, frais de garantie (hypothèque ou caution) pour les opérations immobilières, éventuelles indemnités de remboursement anticipé (IRA) sur les crédits soldés, et parfois des frais de courtage. Ces frais sont souvent financés, c'est-à-dire ajoutés au capital regroupé et lissés sur la durée, ce qui les rend indolores dans l'immédiat mais augmente le coût total.
Le TAEG proposé ne peut jamais dépasser le taux de l'usure fixé trimestriellement par la Banque de France. Au 3e trimestre 2026, il s'élève à 8,56 % pour un crédit à la consommation supérieur à 6 000 €, et jusqu'à 5,29 % pour un prêt immobilier à taux fixe de 20 ans et plus. Notre simulateur signale automatiquement un TAEG saisi supérieur à ce plafond.
Allonger à l'excès la durée pour afficher une mensualité minimale gonfle le coût total : gardez la maîtrise.
Oublier l'assurance emprunteur : elle s'ajoute à la mensualité calculée ici. Comparez la délégation d'assurance (loi Lemoine).
Racheter un crédit immobilier à taux très bas dans un rachat conso peut dégrader vos conditions : isolez-le si possible.
💡 Réussir son rachat de crédit en 2026
Commencez par chiffrer votre besoin réel de baisse de mensualité, puis cherchez la durée la plus courte qui l'atteint tout en préservant un reste à vivre confortable. Faites jouer la concurrence entre banques et courtiers, négociez les frais de dossier et l'assurance, et vérifiez que le TAEG global reste sous le taux de l'usure. Un rachat bien calibré restaure votre budget sans faire exploser le coût total du crédit.
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