L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) est le revenu de remplacement versé par France Travail aux demandeurs d'emploi indemnisés. Son montant dépend du salaire journalier de référence (SJR) reconstitué à partir de vos anciens salaires bruts, puis converti en allocation journalière selon un barème réglementaire.
Estimez en quelques secondes votre ARE journalière, mensuelle brute et nette, ainsi que votre durée d'indemnisation. Barème au 1er janvier 2026 (montants maintenus, sans revalorisation au 1er juillet 2026).
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L'allocation d'aide au retour à l'emploi, plus connue sous le sigle ARE, est l'indemnité versée par France Travail (ex-Pôle emploi) aux personnes qui ont perdu involontairement leur emploi. Elle remplace une partie du salaire pendant la période de recherche d'un nouveau poste. Pour en bénéficier, il faut avoir travaillé suffisamment longtemps, être inscrit comme demandeur d'emploi, résider en France, être physiquement apte au travail et rechercher activement un emploi.
L'ARE est un revenu de remplacement : son montant est directement lié à votre ancien salaire. Plus votre rémunération était élevée, plus l'allocation sera importante, dans la limite d'un plafond. À l'inverse, un salaire modeste bénéficie d'un taux de remplacement plus élevé grâce à la partie fixe et à l'allocation minimale. L'objectif du dispositif est d'amortir la perte de revenu tout en incitant à la reprise d'activité.
Tout le calcul repose sur le salaire journalier de référence. France Travail additionne l'ensemble des salaires bruts perçus pendant la période de référence — les 24 derniers mois, ou 36 mois pour les personnes d'au moins 55 ans — puis divise ce total par le nombre de jours de la période. Les primes sont incluses, mais les indemnités de rupture (indemnité de licenciement, indemnité de congés payés) sont exclues du salaire de référence.
Formule simplifiée
SJR = Salaire brut mensuel × 12 ÷ 365
Pour un salarié ayant perçu une rémunération régulière, cette formule simplifiée donne une bonne approximation. Par exemple, un salaire brut de 2 500 € par mois correspond à un SJR d'environ 82,19 € par jour. Ce montant journalier sert ensuite de base au calcul de l'allocation. Notez que les périodes non travaillées incluses dans la période de référence peuvent légèrement réduire le SJR réel retenu par France Travail.
Une fois le SJR connu, France Travail applique deux formules et retient la plus favorable au demandeur d'emploi. La première combine une part proportionnelle et une part forfaitaire ; la seconde applique un taux unique. Le résultat est ensuite encadré par un plancher et un plafond.
Formule officielle 2026
ARE/jour = max( 40,4 % × SJR + 13,18 € ; 57 % × SJR )
plancher 32,13 € ≤ ARE ≤ 75 % × SJR
Prenons un salarié qui percevait 2 500 € brut par mois. Son SJR s'élève à environ 82,19 €. Appliquons les deux formules :
| Formule fixe : 40,4 % × 82,19 + 13,18 | 46,38 €/jour |
| Formule alternative : 57 % × 82,19 | 46,85 €/jour |
| Plafond : 75 % × 82,19 | 61,64 €/jour |
| ARE brute retenue (montant le plus élevé) | 46,85 €/jour |
| ARE brute mensuelle (× 30 jours) | ≈ 1 406 € |
Dans cet exemple, la formule alternative à 57 % est plus favorable et se situe sous le plafond de 75 %. L'allocation brute représente donc environ 1 406 € par mois, soit un taux de remplacement brut proche de 56 % du salaire d'origine. Le simulateur ci-dessus effectue automatiquement cette comparaison pour votre situation.
L'ARE affichée par les formules précédentes est un montant brut. Plusieurs prélèvements sont appliqués avant le versement :
La CSG et la CRDS ne sont pas prélevées si leur déduction fait passer l'allocation nette sous le montant du SMIC journalier. Enfin, l'ARE nette perçue reste soumise à l'impôt sur le revenu : elle est préremplie sur votre déclaration et intégrée au prélèvement à la source. Notre estimation applique les taux pleins ; votre situation fiscale personnelle peut réduire ces prélèvements.
La durée pendant laquelle vous percevez l'ARE dépend de votre durée d'affiliation (le temps travaillé) et de votre âge à la fin du contrat. Le principe est « un jour cotisé ouvre un jour indemnisé », auquel s'applique depuis 2023 un coefficient de 0,75 lorsque la conjoncture de l'emploi est jugée favorable. La durée ne peut être inférieure à 182 jours (6 mois) et est plafonnée selon l'âge :
| Âge à la fin du contrat | Durée maximale | Équivalent en mois |
|---|---|---|
| Moins de 55 ans | 548 jours | 18 mois |
| 55 à 56 ans | 685 jours | 22,5 mois |
| 57 ans et plus | 822 jours | 27 mois |
Depuis la réforme du 1er avril 2025, l'entrée dans la filière senior (durée allongée, absence de dégressivité) se fait à 55 ans au lieu de 53 ans auparavant. Les allocataires de 55 ans et plus peuvent en outre prolonger leur indemnisation en suivant une formation validée par France Travail.
Les demandeurs d'emploi qui percevaient un salaire élevé voient leur allocation diminuer après plusieurs mois. Cette dégressivité concerne les personnes de moins de 55 ans dont le SJR dépasse 159,68 € par jour, soit environ 4 858 € brut par mois. À partir du 7e mois d'indemnisation, l'ARE est réduite de 30 %.
Plancher de dégressivité : l'allocation réduite ne peut jamais descendre sous 92,57 € par jour. Les demandeurs d'emploi âgés de 55 ans et plus à la fin de leur contrat ne sont pas concernés par la dégressivité.
Pour ouvrir des droits à l'ARE, vous devez justifier d'au moins 130 jours travaillés ou 610 heures (environ 6 mois) au cours des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans). La perte d'emploi doit être involontaire : licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD, ou démission légitime. Vous devez également être inscrit comme demandeur d'emploi et actualiser votre situation chaque mois.
Le versement de l'allocation ne débute pas immédiatement : un délai d'attente de 7 jours s'applique, auquel s'ajoutent un différé d'indemnisation lié aux indemnités de congés payés et, le cas échéant, un différé spécifique lié aux indemnités de rupture supérieures au minimum légal (plafonné à 150 jours, ou 75 jours pour un licenciement économique). Chaque nouvelle période travaillée permet ensuite de recharger vos droits.
💡 Bon à savoir en 2026
Les montants de l'assurance chômage n'ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026 : la partie fixe reste à 13,18 € et l'ARE minimale à 32,13 €. Si vous reprenez une activité à temps partiel, vous pouvez cumuler une partie de votre ARE avec votre nouveau salaire grâce au mécanisme d'activité réduite.
Estimez votre allocation chômage
Simulation gratuite : ARE journalière, mensuelle brute et nette, durée d'indemnisation.
Utiliser le simulateur ↑L'ARE journalière correspond au montant le plus élevé entre deux formules : 40,4 % du salaire journalier de référence (SJR) plus une partie fixe de 13,18 €, ou 57 % du SJR. Le résultat est plafonné à 75 % du SJR et ne peut être inférieur à l'ARE minimale de 32,13 € par jour.
Le SJR est la base de calcul de votre allocation. Il correspond à vos salaires bruts perçus sur la période de référence (24 derniers mois, 36 mois à partir de 55 ans) divisés par le nombre de jours. Pour un salaire mensuel régulier, on l'estime par : salaire brut mensuel × 12 ÷ 365.
La durée dépend de votre durée d'affiliation et de votre âge à la fin du contrat. Elle est comprise entre 182 jours (6 mois) et un plafond de 548 jours avant 55 ans, 685 jours entre 55 et 56 ans, et 822 jours à partir de 57 ans. Un coefficient de 0,75 s'applique à la durée d'affiliation.
Oui. L'ARE brute supporte une retenue de 3 % du SJR pour la retraite complémentaire, ainsi que la CSG (6,2 %) et la CRDS (0,5 %) au taux plein. La CSG peut être réduite ou nulle selon votre revenu fiscal de référence. L'ARE nette perçue est également soumise à l'impôt sur le revenu.
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